Psychologie

5 phrases à apprendre aux enfants pour calmer leur colère (+ attitudes parentales)

http://anti-deprime.com/2016/10/15/5-phrases-a-apprendre-aux-enfants-calmer-colere-attitudes-parentales/

La colère est une émotion intense qui submerge les enfants, déconnectant les fonctions supérieures de leur cerveau (cortex préfrontal) et les privant ainsi de leur capacité d’apprentissage et de raisonnement. C’est l’immaturité de leur cerveau qui les empêche de « garder le contrôle »  et ils ont donc besoin de nous pour s’apaiser. Voici quelques idées pour les aider.

Cet article est scindé en deux parties : les phrases pour les enfants et les attitudes parentales pour faciliter la traversée de la colère. J’ai également complété par quelques liens utiles sur la colère et la gestion émotionnelle en général.

Introduction  : L’immaturité du cerveau des enfants expliquée par Catherine Gueguen

5 phrases à apprendre aux enfants

Voici 5 phrases à apprendre aux enfants. Elles contiennent des techniques simples pour apaiser la colère :

  1. « Je ressens la colère » « j’accueille la colère »
    Cette phrase est importante car elle diminue l’intensité de l’émotion. Les neurosciences ont démontré en effet que la verbalisation émotionnelle permettait à l’amygdale (dans le cerveau archaïque décrit par Catherine Gueguen) de se calmer.
    La phrase « j’accueille la colère » permet de se libérer de la colère. L’idéal est de prendre une longue inspiration en écartant les bras pour l’accueillir pleinement et d’expirer pour s’en libérer.
  2. « J’ai besoin d’un câlin » « J’ai besoin qu’on m’écoute » « j’ai besoin de boire » « J’ai besoin de bouger »
    Les câlins provoquent la production d’ocytocine dans le cerveau. Celle-ci calme l’amygdale. Ils peuvent bien-sûr être utilisés à titre préventif. 🙂La phrase « j’ai besoin… » invite l’enfant à se concentrer sur son besoin insatisfait du moment. C’est ce besoin qui a déclenché ou qui est en train de déclencher la colère. De plus, cette façon de parler permet une première approche de la communication non-violente, une méthode qui facilite grandement les rapports sociaux et l’épanouissement (voir cet article).
  3. « 1,2,3,4,5 » (inspiration) « 1,2,3,4,5 » (expiration)
    En pensant à ces chiffres et en respirant, l’enfant agit en pleine conscience et diminue sa fréquence cardiaque (qui a accéléré automatiquement avec la montée de la colère). Cela calme aussi le mental qui a tendance à s’emballer avant la colère.
  4. « Je ferme les yeux et je passe mes mains sous l’eau froide » : la colère augmente la température du bout des doigts (et celle du corps). Le fait de passer sa main sous l’eau froide va donc indiquer au cerveau que la situation s’améliore et que le « danger » est écarté. Boire un verre d’eau est également efficace. Il est important de comprendre que le cerveau agit sur le corps et inversement.
  5. « Sérénité » : en vous entrainant au calme avec votre enfant, vous pouvez créer un ancrage positif associé à la prononciation d’un mot. Ce mot deviendra le déclencheur d’un état d’apaisement. Comme une programmation.
    Pour que l’ancrage fonctionne, il est nécessaire de le répéter souvent pendant les moments où l’enfant se sent parfaitement en sécurité et zen. Faites-lui remarquer ces instants. Répétez le mot « sérénité » pour le « charger » d’émotions agréables.
    Vous pouvez aussi fabriquer un talisman avec inscrit au centre « sérénité ». L’enfant le touchera ou y pensera pour s’apaiser.

Attitudes parentales pour aider les enfants à traverser leur colère

Pré-requis
  • Parlez calmement sans hausser le ton. Crier sur un enfant en colère ne sert à rien, au contraire car les cris bloquent le cerveau encore plus et les émotions sont contagieuses. Donc gardez votre calme (en utilisant une des techniques de cet article si besoin)
  • Mettez-vous au niveau de votre enfant dans une attitude bienveillante (baissez-vous). L’attitude bienveillante est facilitée quand on se dit « Il a besoin de moi. La colère le submerge. Je suis là. Je veux l’aider à la traverser. »
  • Si la crise de colère est intense, tenez-le fermement contre vous afin qu’il ne se blesse pas. De plus, ce contact l’apaisera au bout d’un moment (effet de l’ocytocine).
Phrases à dire

Les phrases suivantes permettent de faciliter la verbalisation émotionnelle et d’apaiser l’enfant.

« Je suis là. « 

« Je t’aime. »

« Je t’écoute. »

« Tu es en sécurité. »

« Je vois que tu es en colère. Tu veux bien me dire ce qui se passe ? »

« Cela te blesse lorsque [décrire la situation]. Je comprends. Je suis là pour t’écouter. On se sent mieux lorsqu’on en a parlé. »

« Oui, cela est frustrant quand [décrire la situation]. Je te comprends. Comment puis-je t’aider à te sentir mieux ? »

« Tu dois avoir une bonne raison pour te mettre en colère. Je pourrais t’aider si tu m’en parles. »

« Je ne parviens pas à me concentrer lorsque tu cries ainsi. Peux-tu parler normalement s’il-te-plait ? »

« J’ai remarqué que tu avais claqué la porte. Tu as l’air énervé. Que se passe-t-il ? »

« J’ai confiance en toi. Je sais que tu vas trouver une solution pour sortir de cette colère. Je suis là pour t’écouter si tu as besoin. »

« Je me sens triste de te voir aussi énervé. J’aimerais pouvoir t’aider. Dis-moi ce que je peux faire. »

Plus d’outils pour les colères des enfants  ?

Le dragon de la colère : une astuce pour aider l’enfant à prévenir ses colères

Astuce : La balle absorbe-colère

15 Outils astucieux pour aider les enfants à gérer leurs émotions (+ infos utiles)

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Psychologie

8 réactions non punitives face aux comportements inappropriés des enfants

http://apprendreaeduquer.fr/8-reactions-non-punitives-face-aux-comportements-inappropries-des-enfants/

C’est donc à nous qu’appartient le problème.

Dans son livre Éduquer sans punir, Thomas Gordon cite des exemples de problème appartenant aux parents : l’enfant fait du bruit quand le parent est au téléphone, il tape son frère avec des jouets, il joue quand ses parents sont pressés…

citation éducation positive

Voici 8 réactions non punitives face aux comportements des enfants qui posent problème aux adultes tirées du livre Eduquer sans punir.

1. Découvrir le besoin de l’enfant

Au delà des besoins physiques et physiologiques des enfants (faim, soif, envie de faire pipi, besoin de se dépenser et de bouger, sommeil, chaleur ou froid…), il existe des besoins affectifs forts chez les enfants. Jane Nelsen en voit deux fondamentaux : le besoin d’appartenance (se sentir comme membre actif et qui compte dans la famille) et le besoin d’importance (sentir que la contribution personnelle est souhaitée et utile dans le groupe). Les enfants ont également un fort besoin d’attention et de contact physique, de tendresse et de respect, de jeu et de rire.

Les psychologues pour enfants parlent de la théorie de l’attachement. Lawrence Cohen utilise l’image du réservoir à remplir chaque fois qu’il est vide : les parents sont alors la station d’essence de l’enfant. C’est auprès de cette station que l’enfant revient entre deux sorties dans le monde extérieur : charge aux parents de se montrer attentifs aux tentatives de communication (parfois maladroites) des enfants :-).

Le réservoir peut être vidé par la faim, la fatigue, l’isolement, le stress (suite à une punition ou une dispute à l’école par exemple) ou encore une blessure. Les parents pourront alors remplir le réservoir vide en aimant l’enfant, en lui donnant du contact physique, de la tendresse, en le consolant et le calmant ou encore en jouant avec lui.citation attachement enfant

Pour ma part, je sais que la plupart des crises de « décharge » de ma fille viennent de l’école (punitions, stress). J’arrive maintenant assez bien à décoder les émotions de ma fille par des questions ou de l’écoute active : « J’ai l’impression que ta journée s’est mal passée. Tu veux m’en parler ? / Que s’est-il passé ?/ Tu t’es fait punir par la maîtresse ?« . Dans ces cas là, elle a besoin de se « recharger en amour » et le gros câlin est toujours la meilleure option.

En essayant de découvrir ce besoin, au lieu de punir l’enfant pour sa « mauvaise conduite », les parents peuvent habituellement trouver la cause du comportement inacceptable ou fournir à l’enfant ce dont il a besoin et qu’il ne peut se procurer lui-même. – Thomas Gordon

2. Faire un échange

Il s’agit là de substituer au comportement que nous considérons comme inacceptable un comportement que nous considérons comme acceptable.

Par exemple, quand un enfant lance des objets défendus, proposer une séance de lancer de doudous : l’enfant les lance, le parent les rattrape et les lui relance (ici, on a un signe avec une longue queue qu’on aime s’amuser à faire tournoyer avant de lancer).

Retrouvez 6 autres manières de canaliser l’agressivité des enfants par le jeu ici.

agressivité enfants 1 à 6 ans

3. Modifier l’environnement

Il est plus facile et efficace de changer l’environnement que l’enfant :-).

Un enfant qui s’ennuie, qui est sur stimulé (par exemple avant d’aller se coucher), qui est mis en situation d’échec ou découragé par un environnement inadapté (chaises trop hautes, jouets inaccessibles en autonomie…) ou alors qui a trop peu d’espace pour jouer/ se dépenser va souvent adopter des comportements inacceptables.

Parents et enseignants peuvent se simplifier la vie en mettant les objets que les enfants utilisent à leur portée, en affichant les règles là où les enfants peuvent les voir, en mettant à leur disposition un petit escabeau (ou une tour d’observation), en étiquetant les tiroirs, les meubles de rangement, les classeurs et les armoires. – Thomas Gordon

Voir mon article pour compléter sur le sujet : 10 manières de préparer l’environnement familial pour des enfants épanouis

enfants épanouis

4. Émettre un message-Je de confrontation

Thomas Gordon définit le message-Je de confrontation comme un message qui ne véhicule ni reproche ni jugement et exprime ce que l’adulte ressent face à un comportement inacceptable pour faire cesser ce dernier. Les messages-Je incite l’enfant à changer son comportement de lui-même, par égard pour les autres, sans entamer son estime de soi. Voici quelques exemples :

« Quand le volume de la télé est trop fort, je ne peux pas parler avec ta mère/ ton père/ ta soeur… » au lieu de « Cesse ce bruit ou je t’envoie dehors »

« Je crains de ne pas pouvoir profiter des fleurs que j’ai plantées si on les piétine »au lieu de « Tu dois bien savoir qu’il ne faut pas faire cela »

« Quand j’attends aussi longtemps que tu te prépares pour l’école, j’arrive en retard au travail » au lieu de « Tu me rends folle/ fou. »

A l’inverse des messages-Je, les messages-Tu véhiculent une charge de reproches, de jugements, de critique et de contraintes. Le « tu » juge, culpabilise et étiquette : ces types de messages mettent les enfants sur la défensive et les incitent à résister.

« Tu devrais avoir honte », « Tu manges comme un porc », « Tout ce que tu as réussi à faire, c’est me donner mal à la tête »

Pour Thomas Gordon, les messages-Je sont responsables et responsabilisants :

  • L’adulte qui formule un message-Je assume la responsabilité de ses sentiments et celle d’exprimer ouvertement son besoin à l’enfant
  • Les messages-Je laissent à l’enfant la responsabilité de modifier son comportement inacceptable plutôt que de le forcer à le faire.
  • Ces messages sont dépourvus du jugement négatif qui caractérise les messages-Tu et amènent l’enfant à aider l’adulte plutôt qu’à se mettre en colère et à se venger.

Pour autant, les messages-Je efficaces ne proposent pas de solution (« je pense que tu devrais faire comme ça », « à ta place, je ferais comme ci »…). Les enfants sont créatifs pour trouver des solutions par eux-mêmes car ils détestent voir leurs besoins insatisfaits.

5. Émettre un message-Je de prévention

Les messages-Je de prévention sert à amener les enfants à adopter une conduite particulière à l’avenir, de manière à satisfaire le besoin de l’adulte. Ils consistent à informer les enfants de nos besoins en évitant les requêtes agressives, exigeantes ou autoritaires. Voici quelques exemples de messages-Je préventifs :

 » J’aimerais que tu me préviennes lorsque tu ne prévois pas de rentrer tout de suite après l’école. J’aurai l’esprit plus tranquille. »

« J’ai besoin de votre aide pour certaines corvées ménagères que j’exécutais seule jusqu’à maintenant. »

Thomas Gordon liste 8 avantages des messages-Je préventifs :

  • Nous demeurons conscients de nos sentiments et responsables de nos besoins
  • Les autres connaissent nos besoins et nos sentiments à leur égard
  • Notre attitude ouverte, directe et franche incite les jeunes à se comporter de même
  • Nous réduisons les risques de conflit et de tension résultant de besoins inconscients ou inexprimés
  • Nous diminuons l’élément de surprise qui secoue souvent les enfants auxquels on n’avait pas explicité nos besoins et attentes
  • Nous prenons l’entière responsabilité de nos projets et préparons la satisfaction de nos besoins futurs
  • Nos relations demeurent saines parce qu’elles sont fondées sur l’ouverture, la franchise et la satisfaction mutuelles de nos besoins
  • Les enfants se rendent compte que leurs parents sont des êtres humains avec des besoins, des désirs, des attentes, des peurs et parfois des contradictions

6. Ecouter l’enfant pour désamorcer sa réaction émotive

Les réactions face aux messages-Je sont en général positives de la part des enfants, mais il peut arriver que ces messages provoquent des réactions défensives. En effet, les messages-Je mettent les enfants devant la perspective de devoir changer leur comportement habituel et leur font prendre conscience que leur comportement pose problème.

Dans le cas d’une réaction émotive négative, il vaut mieux passer des messages-Je d’affirmation à une posture d’écoute active empathique. L’écoute active permet de comprendre le problème que le message-Je a posé à l’enfant par la reconnaissance de ses sentiments.

Cela peut passer par des réactions du type :

« Je vois, tu te sens… »

« Tu n’as pas envie de…, on dirait »

« ça a l’air de t’embêter/ te mettre en colère »

« J’ai l’impression que… »

Une fois que l’adulte a aidé l’enfant à démêler son propre problème, ils peuvent arriver à un compromis où l’enfant accepte d’aider l’adulte à résoudre le sien.

7. Résoudre le conflit par une solution gagnant-gagnant

Quand les messages-Je et l’écoute active n’ont pas amené l’enfant à modifier son comportement, adultes et enfants ont un problème tous les deux : l’adulte ne peut pas satisfaire son propre besoin à cause du comportement de l’enfant et l’enfant ne peut pas satisfaire son besoin correctement.

Lorsqu’un message-Je ne produit pas de résultat, vous devez envisager de chercher une solution répondant à vos besoins et à ceux de l’enfant. – Thomas Gordon

Notre rôle d’adulte est alors de chercher avec l’enfant une solution qui comprend habituellement les 4 étapes suivantes :

  • Définir le problème

« On a un problème : toi, tu veux… et moi, j’ai veux/ toi, tu as besoin de… et moi, j’ai besoin de… »

  • Énumérer des solutions

Les solutions sont celles de tous les protagonistes impliqués : celles proposées par les enfants ont la même valeur que celles proposées par les adultes. Aucune ne sera jugée et encore moins mise de côté lors de cette étape.

  • Evaluer ces solutions

Chacun donne son avis en toute bienveillance (sans dénigrement), expliquant en quoi et pourquoi cette solution lui convient ou ne lui convient pas. SI les solutions ont été notées sur un papier lors de l’étape précédente, il est possible de rayer les solutions qui ne conviennent pas.

  • Choisir ensemble  une solution acceptable par tous

Pour aller plus en détail dans le processus de résolution de conflit avec la méthode gagnant-gagnant, je vous invite à consulter cet article : Comment favoriser l’adhésion des enfants aux règles de la vie collective ?

Comment favoriser l'adhésion des enfants aux règles de la vie collective

8. Quand nous sommes en colère, prendre le temps d’identifier notre »sentiment premier »

Thomas Gordon écrit :

Je suis persuadé que la colère est quelque chose que nous produisons, que nous fabriquons, après avoir éprouvé un sentiment premier. En tant que sentiment secondaire, la colère se transforme presque toujours en message-Tu de reproche.

Parents et enseignants qui expriment souvent des messages-Tu de colère devraient se regarder dans un miroir et se demander : « Qu’est-ce qui se passe ? Quels sont mes besoins frustrés par le comportement de l’enfant ? Quels sont les sentiments premiers que je n’aime pas ? »

Ces sentiments premiers peuvent être la peur, la déception, l’embarras, la honte, l’anxiété. J’en parle dans cet article : La colère dans la relation parents-enfants.

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Source : Eduquer sans punir, apprendre l’auto discipline aux enfants de Thomas Gordon (Marabout Poche). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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Psychologie

Le jardin du roi : un conte pour renforcer l’estime de soi et s’aimer tel qu’on est

http://apprendreaeduquer.fr/jardin-roi-conte-renforcer-lestime-de-soi-saimer-tel-quon/

conte enfant estime de soi

Un conte à raconter aux enfants qui doutent d’eux-mêmes, qui se comparent aux autres et qui souffrent d’un déficit d’estime de soi.

Il était une fois, un roi bon et juste qui avait pris beaucoup de soin à agrémenter les immenses jardins de son château avec toutes sortes d’arbres, de plantes et de fleurs, tous aussi beaux, majestueux et parfumés les uns que les autres. Ses jardins resplendissaient de beauté et offraient un spectacle inégalé à mille lieues alentours.

Il prenait un plaisir chaque jour renouvelé à se promener dans ces jardins habillés par autant de grands arbres dont les cimes tutoyaient les nuages que de petits massifs de fleurs aux couleurs changeantes et aux parfums enivrants.

Un jour, le bon roi dut s’absenter pour un voyage officiel.

À son retour, il n’avait qu’une hâte : retrouver les couleurs, les parfums et la composition harmonieuse de ses jardins. Il eut un choc en constatant que les plantes et les arbres qu’il aimait tant étaient en train de mourir et sécher. Il s’adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui avait bien pu se passer.

Le pin lui répondit avec un air triste :  » J’ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne serai capable de produire d’aussi beaux et bons fruits qu’il ne porte. Je me suis découragé et j’ai commencé à sécher. »

Le roi alla trouver le pommier qui lui aussi était sur le point de mourir. Il l’interrogea à son tour et celui-ci dit avec un air plus triste encore :  » En regardant la rose et en sentant son parfum enivrant, je me suis dit que jamais je ne serai aussi agréable à regarder et aussi parfumé qu’elle. C’est alors que je me suis mis à sécher. »

Comme la rose était elle-même en train de sécher, il alla lui parler et elle lui avoua avec l’air le plus triste du monde: « Comme c’est dommage que je n’ai pas l’âge de l’immense érable sage planté au loin ! Comme c’est dommage que mes feuilles ne deviennent pas aussi dorées comme les siennes à l’automne ! Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs, aussi parfumées soient-elles ? Je me suis donc mise à dépérir. »

C’est alors qu’une toute petite fleur attira l’attention du roi. Alors qu’il l’avait à peine remarquée auparavant, elle semblait aujourd’hui capter toute la lumière et baigner les jardins de son doux parfum. Elle n’était en rien comparable aux autres végétaux desséchés du jardin. Le roi, intrigué, l’interrogea sur sa surprenante vitalité .

« J’ai failli me dessécher, répondit-elle,car au début je me désolais. Jamais je n’aurai la majesté d’un pin qui conserve sa verdure toute l’année ; ni la beauté et encore moins le parfum de la rose; et que dire de la sagesse de l’érable ! Désespérée que j’étais, j’ai voulu mourir moi-aussi. Puis je me suis rappelé que vous aviez choisi de me placer ici, de m’arroser, de prendre soin de ma terre, vous m’avez accordé autant d’importance qu’au pin, qu’à la rose et qu’à l’érable, c’est donc que vous vouliez de moi autant que des autres, telle que je suis, et que j’ai toute ma place dans ce jardin. A partir de ce moment là, j’ai décidé de m’aimer telle que je suis et de contribuer à mon niveau à rendre ce jardin aussi agréable que possible. C’est exactement ce à quoi je m’emploie depuis que vous êtes parti et ce à quoi je m’emploierai tant que je serai en vie. »

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Auteur inconnu

Psychologie

10 phrases positives à dire aux enfants

http://anti-deprime.com/2015/02/19/10-phrases-positives-a-dire-aux-enfants/

dix phrases positives à dire aux enfantsC’est d’un livre que je souhaite vous parler aujourd’hui. Sa vocation se résume grâce à ce poème offert en introduction.

« Nous ne croyons pas en nous tant que quelqu’un ne nous a pas révélé qu’au fond de nous, il y a quelque chose de précieux qui vaut la peine d’être écouté, qui mérite notre confiance et dont le contact est sacré. Lorsque nous croyons en nous même, nous pouvons être curieux, nous émerveiller, nous amuser sans retenue ou vivre toute expérience qui fait le bonheur de l’esprit humain. »

e.e. Cummings

Alors si vous êtes parents, si vous allez le devenir ou si vous voulez aider d’autres parents, lisez la suite.

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Ce que nous disons…

Prenons quelques instants pour observer nos défauts de langage (liste non exhaustive) :

Non !

Je n’ai pas le temps maintenant, peut-être plus tard.

Attends d’avoir des enfants, tu vas comprendre !

Pour l’amour du ciel, qu’es-tu en train de faire ???

Sois gentil avec ta soeur sinon…

Range ta chambre.

Finis ton assiette, il y a des enfants qui crèvent de faim dans le monde !

Pour qui tu te prends !

ça me fera plus mal qu’à toi.

Fais-le tout de suite !

Pourquoi tu ne ressembles pas à …

Va réfléchir dans ta chambre.

Tais-toi et écoute moi.

C’est pour ton bien que je le fais.

Pourquoi sont-ce des défauts de langage ? Parce qu’ils sont négatifs et menaçants. Ils induisent donc une réaction négative de l’enfant.

Sauf que…ces paroles que nous proférons sont souvent des réflexes acquis par l’imitation de nos propres parents. Nous reproduisons les mêmes erreurs avec les conséquences que nous avons nous-même subies (et que nous subissons encore).

Pour rectifier le tir : Réfléchissons avant de parler.

Et pour nous aider, demandons-nous :

« Dans vingt ans, que voudrions-nous que nos enfants se souviennent nous avoir entendu dire ? »

Aïe…

Les paroles sont puissantes. Elles construisent notre vision du monde…et celle de nos enfants, qui nous écoutent, même quand nous ne nous adressons pas directement à eux.

Voici une citation qui pourrait vous servir de mantra :

« Si vous traitez un individu tel qu’il est, il restera le même. Si vous le traitez comme il pourrait être, il deviendra la personne qu’il pouvait être. »

Johann Wolfgang von Goethe

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Une conversation saine à la base de l’apprentissage

Comme le précise l’auteur, le plus important facteur de développement est le nombre et la qualité des conversations tenues avec un enfant. Cela passe par l’écoute, le questionnement et l’échange à pratiquer avec une totale bienveillance. Les 10 phrases suivantes vous y aideront :

Les 10 phrases positives à dire aux enfants

1) Je t’apprécie. 

Le message est diffèrent de celui porté par « je t’aime ». On se concentre ici sur la personnalité de l’enfant. Les deux sont à utiliser.

2) Tu apprends rapidement.

Il est indispensable que les enfants aient une image d’eux-même comme des êtres en perpétuel évolution via l’apprentissage.

3) Merci. 

Un mot simple qui a tant d’implications dans le présent ainsi que dans le futur. Les relations sociales en dépendent grandement. De plus, le « merci » est la clé de la pratique de la gratitude. Un pilier de la psychologie positive.

4) Que dirais-tu si on s’entendait à propos de… ?

On établit ENSEMBLE des solutions qui remplissent les besoins de chacun. Il s’agit de coopération.

5) Dis-m’en d’avantage.

Cette phrase facilite l’expression de l’enfant et lui signifie son importance à vos yeux. De plus, cette attitude d’écoute lui servira de modèle pour ses propres interactions sociales.

6) Lisons ensemble.

Lire des histoires à un enfant a d’immenses vertus. De plus, cela développe la passion pour les livres et l’envie d’apprendre. Le livre est associé à la notion de plaisir. La phrase « Lisons ensemble » est une manière d’emmener l’enfant sur le chemin de l’apprentissage en multipliant les échanges constructifs.

La lecture est un moment privilégié pour resserrer les liens et créer de l’ancrage positif.

7) Nous faisons tous des erreurs.

Cette phrases est une des clés pour contourner la peur de l’échec et favoriser l’auto-compassion. Les erreurs font partie de l’apprentissage. On a à apprendre de chacune de nos erreurs. Il est bon de le rappeler (souvent). Un échec est une chance de mieux recommencer.

8) Je te demande pardon ou je suis désolé.

Dans la même logique que le droit à l’erreur, nous devons apprendre à nous excuser quand nous avons commis une erreur ou même blessé un enfant par des mots durs ou des attitudes avilissantes. Cette phase est le début d’une action réparatrice.

L’enfant nous imitera.

9) Qu’en penses-tu ?

Cette phrase est une invitation à une conversation qui valorisera les pensées et les actes de l’enfant.

10) Oui. 

Prenez l’habitude de dire « oui » plutôt que « non ». Et de manière générale à formuler vos phrases affirmativement.

10 phrases positives

Pour aller plus loin et trouver des sources d’inspiration pour vos futures actions, je vous invite à lire « dix phrases positives à dire aux enfants » de Paul Axtell.

Disponible au format papier ou numérique sur amazon.fr.

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Kit Education positive :

Pour aller plus loin et vous former à la discipline positive, je vous conseille la lecture de ces ouvrages :

discipline positive La discipline positive (Jane Nelsen) En famille, à l’école, comment éduquer avec fermeté et bienveillance. Mettre en confiance, donner des outils d’encouragement, impliquer et faire grandir l’enfant : c’est ce que propose cet ouvrage à travers de nombreux cas pratiques du quotidien.
Aujourd’hui, de nombreux parents et enseignants sont frustrés par le comportement des enfants, bien éloigné des manières qu’ils ont connues. L’ouvrage de Jane Nelsen leur offre des clés, des outils concrets ainsi qu’une méthode d’apprentissage ni permissive, ni punitive, dans un cadre à la fois ferme et bienveillant. Ferme, pour respecter le monde de l’adulte et bienveillant, pour respecter celui de l’enfant. Un nouvel élan éducatif ! Cette méthode permet aux enfants, quel que soit leur âge, de développer avec confiance les compétences de vie dont ils ont besoin pour devenir des adultes épanouis, autonomes, responsables et engagés dans la société. (disponible sur Amazon.fr)

j'ai tout essayé

J’ai tout essayé (Isabelle Filliozat)Opposition, pleurs et crise de rage : traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans. Les parents ont tendance à interpréter les comportements excessifs ou énervants des enfants comme des manifestations d’opposition, de mauvaise volonté, d’insolence. D’autres se culpabilisent et cherchent le traumatisme. Et s’il y avait d’autres causes ? Les récentes découvertes de la neurophysiologie et de la psychologie expérimentale éclairent d’un jour nouveau ces comportements exaspérants.Dans cet ouvrage :  Des dessins qui parlent à tous, Des éclairages scientifiques pour mieux comprendre et des directions nouvelles pour agir concrètement selon son âge.(disponible sur Amazon.fr)

au coeur des émotions de l'enfant

Au coeur des émotions de l’enfant (Isabelle Filliozat) Un livre-ressource pour aller vers davantage d’harmonie familiale. Les parents sont souvent démunis devant l’intensité des émotions de leur enfant. Ils cherchent volontiers à les calmer, à faire taire les cris, les pleurs, l’expression de l’émoi. Or l’émotion a un sens, une intention. Elle est guérissante.Ce livre très concret tire ses exemples du quotidien, aide les parents à comprendre la peur, la colère, la joie, la tristesse et le besoin de l’enfant d’exprimer ses sentiments. Tout cela pour mieux l’accompagner vers l’autonomie et vers davantage d’harmonie familiale. (disponible sur Amazon.fr)

Pour une enfance heureuse

Pour une enfance heureuse (Catherine Gueguen) Qu est-ce qui favorise le bon développement de l être humain ? Les progrès réalisés ces dix dernières années dans la connaissance du cerveau affectif de l enfant sont considérables et nous permettent de mieux répondre à cette question.
Ces découvertes modifient complètement notre compréhension de l enfant et nos idées préconçues sur une bonne éducation : une relation « idéale » avec l enfant, bienveillante, respectueuse, empathique, aimante est la condition fondamentale, cruciale, pour permettre à son cerveau d évoluer favorablement, de manière optimale, non seulement pour déployer toutes ses facultés affectives mais aussi toutes ses possibilités intellectuelles, et ce pour la vie entière. Le développement des cellules neuronales, leur migration, leur différenciation débutent in utero, et continuent à se dérouler principalement après la naissance. Nos relations, nos expériences déterminent quels circuits et quelles connexions cérébrales vont persister. L apprentissage, les soins parentaux, les interactions affectives et sociales ont donc des effets profonds sur les structures et les circuits cérébraux ainsi que sur l expression de certains gènes. Ceci retentira de façon déterminante sur le comportement social de l enfant, notamment sa capacité à surmonter le stress, à vivre ses émotions et à exprimer son affectivité.
Il est temps de réfléchir sur l éducation donnée en famille et à l école, de la repenser entièrement, car bien des formes de violence, de comportements destructeurs, de troubles cognitifs, dépressifs ou anxieux de l adulte trouvent leur origine dans le développement cérébral façonné par les expériences des premières années de la vie.
Ces révélations révolutionnaires sont illustrées de cas cliniques concrets. Ils apportent des conseils essentiels pour les parents, des réponses adaptées aux situations conflictuelles, pour soutenir pleinement les capacités affectives et relationnelles de leurs enfants et ainsi celles des adultes qu ils deviendront (disponible sur Amazon.fr).

Parler pour que les enfants écoutent

Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent (Adèle Faber et Elaine Mazlish) Pourquoi se quereller avec les enfants quand il est possible de faire autrement ? Basé sur de récentes prises de conscience en psychologie, ce livre présente des façons innovatrices de résoudre les problèmes qu’on rencontre dans toute relation parent-enfant. Il met de l’avant une approche lucide, sensible et respectueuse, qui entraîne moins de stress et plus de gratification pour les parents comme pour les enfants. On y trouve des techniques à la fois concrètes, pratiques et surtout efficaces. Ça fonctionne, les résultats sont là! De charmantes bandes dessinées illustrent comment les habiletés de communication s’appliquent dans la vie quotidienne. Les parents apprennent comment : s’y prendre avec les sentiments négatifs de l’enfant, ses frustrations, ses déceptions, sa colère, etc ; suciter le désir de coopérer ; mettre des limites fermes tout en maintenant un climat d’ouverture ; éviter le recours à la punition ; favoriser l’image positive de l’enfant ; résoudre les conflits familiaux dans une atmosphère de calme. (disponible sur Amazon.fr)

 

Psychologie

Les 10 clés de l’éducation efficace

http://papapositive.fr/10-cles-de-leducation-efficace/

Laurence Dudek, psychothérapeute, nous offre les 10 clés d’une éducation efficace dans son tout nouveau livre « Parents bienveillants, enfants éveillés ». En voici un rapide résumé.
1) Tout ce que nous faisons, nous avons appris le faire

Hormis les réflexes organiques (respiration, succion, miction,…), l’enfant apprend en imitant ses parents. Cette imitation passe par la communication non-verbale dans une grande majorité (75%).

Autre fait à prendre en compte, cette imitation implique une « absorption » des émotions. Ainsi, si nous sommes en colère, notre enfant va ressentir et exprimer cette même émotion.

Laurence Dudek met en évidence l’importance de prendre conscience de cette transmission et de cette résonance émotionnelles (effet miroir) car les émotions peuvent parasiter l’apprentissage des enfants.

Les émotions désagréables comme la peur, la culpabilité entraveront la compréhension et la mémorisation des enfants qui n’apprendront donc pas à ajuster leur comportement par une motivation interne (mais le feront peut-être par conditionnement et contrainte), c’est-à-dire sans assimiler et cerner ce que l’on attend d’eux et dans quel but.

Dans les salles de classe, ce principe est central. Les enseignants qui parviennent à se connecter avec empathie à leurs élèvent sont les plus efficaces.

En ce qui concerne la confiance en soi, elle s’acquiert initialement par la confiance du parent envers l’enfant puis par un entrainement dont le droit à l’erreur est la pierre angulaire. Notons aussi que le lâcher-prise parental accélère l’autonomie.

Enfin, le jeu, en tant que vecteur d’émotions agréables, est un allié de choix pour booster l’apprentissage des enfants, le développement cognitif et resserrer les liens affectifs.

2) L’intelligence émotionnelle conditionne notre développement

Accueillir les émotions d’un enfant est le socle de son bien-être et de son épanouissement. Nier ce qu’il ressent ou minimiser ce qu’il exprime, c’est le priver d’une connexion avec lui-même. C’est lui dire : « tu ne dois pas accorder d’importance à tes émotions. » « Je ne veux pas entendre ce que tu ressens/ce que tu es ».

Il est parfois difficile d’accepter les émotions de nos enfants car elles font écho à nos propres émotions souvent enfouies. Donnons-nous le droit de les exprimer nous aussi sans violence et selon la première clé de l’ouvrage, nos enfants nous imiteront.

Quoi qu’il en soit, l’auteure nous alerte sur la corrélation entre l’émergence d’une émotion désagréable et un besoin insatisfait. Un enfant qui a faim, qui a besoin d’attention, qui veut bouger ou plus de stimulation,… va inconsciemment agir pour accéder à ce qui lui fait défaut. Cela peut passer par une crise de larmes, une irrépressible colère  et des comportements inhabituels qui ne seront pas volontaires.

Alors, aidons nos enfants à identifier leurs émotions, à les nommer et à trouver ce dont ils ont besoin. Faisons de même à notre niveau.

3) L’adulte n’a pas réponse à tout

L’adulte n’est pas omniscient et omnipotent. Il est surtout là pour accompagner et guider sans imposer. Car l’objectif est la quête d’autonomie qui ne pourra grandir que si l’enfant réfléchit par lui-même et apprend de ses erreurs.

Des propositions de choix, des questions telles que « comment pourrais-tu faire pour… ? », des encouragements (« tu n’a pas réussi pour le moment. Ce n’est qu’une question de temps. »), des possibilités de réparation (« de quoi as-tu besoin pour nettoyer cette eau renversée? »),… responsabilisent peu à peu les enfants et ce développe leur autonomie.

4) Toute demande est l’expression d’un besoin

Les demandes des enfants sont de près ou de loin associées à des besoins. Ainsi, la notion de « caprice » n’a plus lieu d’être. Le rôle du parent est d’aider l’enfant à prendre conscience de ce dont il a besoin (et de l’émotion que l’insatisfaction de ce besoin a déclenché) et de transformer ce besoin en demande claire. C’est un véritable travail d’enquête !

5) Les enfants croient tout ce qu’on leur dit

Avant de développer un sens critique et de parvenir à prendre de la distance face à son expérience (d’ici de nombreuses années donc), un enfant va accepter et croire ce qu’il va entendre. Encore plus si cela vient de ses figures d’attachement. C’est ainsi que l’on entend : « J’ai pris des fessées et je n’en suis pas mort. » « Mes parents me frappaient car ils m’aimaient » « Je suis maladroit(e) » « J’étais un enfant difficile » »J’ai toujours été nul(le) en math, comme maman », « si je ne réussis pas à l’école, je serai pauvre et malheureux », « Les gens sont méchants par nature. Je dois me méfier  d’eux »,…

Ce sont là des croyances limitantes autant que douloureuses. Elles sont ancrées dans l’inconscient depuis l’enfance et d’autres ce sont ajoutées via les médias, les interactions sociales, etc.

A nous de remettre en question nos propres croyances et d’observer de quelle manière elles alimentent une chaine de manipulation qui se perpétuent de génération en génération dans le cadre de l’éducation.

6) Il  n’y a que l’intention qui compte

Lorsqu’on prête par défaut des intentions positives aux enfants, les rapports sont bienveillants. On rejoint ici l’impact des croyances positives ou négatives.  Quand nous cessons de penser que les enfants nous « cherchent » nous pouvons collaborer et les aider au lieu de rentrer dans l’opposition, le chantage, les menaces…

7) Aucune violence n’est éducative

« Qu’ils soient individuels, collectifs ou institutionnels, volontaires ou involontaires, tous les comportements, paroles, actions, techniques et méthodes qui produisent de manière intentionnelle ou fortuite de la souffrance physique et/ou de la manipulation émotionnelle pour neutraliser un enfant ou le contraindre relèvent de la violence dite « éducative », ainsi qualifiée parce qu’elle exerce dans l’illusion ou sous prétexte d’éduquer. »

Les châtiments corporels, les punitions, les menaces,…,ne sont absolument pas des outils éducatifs. Ils s’appuient sur la peur, la culpabilité, la domination,…Ils créent même des dommages au niveau du cerveau des enfants, détruisant leurs neurones.

8) Ni comparaison, ni compétition 

Se comparer et s’inspirer sont deux choses différentes. Se comparer peut mener à une dévalorisation de soi (ou à du narcissisme à outrance) tandis que s’inspirer de quelqu’un, le questionner, etc. est un moyen d’apprendre et de progresser.

C’est pourquoi, les parents et enseignants doivent essayer de sortir de ce système anxiogène de comparaison et de compétition. C’est dans la collaboration que nous évaluons. Quand on compare un frère à sa soeur, deux élèves entre eux, … nous créons des frictions et implantons une habitude : celle du bonheur relatif (aux autres, à quelque chose d’extérieur à soi).

Donc cultivons la reconnaissance des efforts de chaque enfant dans l’absolu. Cela leur donnera la soif de se dépasser eux-mêmes et d’aider leurs pairs (au lieu de vouloir les dépasser).

9) Un amour inconditionnel est une tendresse à toute épreuve

L’amour inconditionnel est la base de l’estime de soi des enfants, leur carburant pour avancer et être heureux. C’est un besoin vital.

Alors, multiplions les actes de tendresse et d’amour au quotidien. Ou apprenons à le faire si nous en avons manqués dans notre vie.

10) Il n’est jamais trop tard pour devenir efficace

Le livre se termine sur ce chapitre porteur d’espoir. Quel que soit le passé, on peut se lancer dans ce projet bienveillante de réinstaurer l’égalité entre nos enfants et nous. Une égalité dont le moteur est l’empathie (et l’auto-empathie).

Conclusion :

Laurence Dudek signe ici un ouvrage très complet sur l’éducation bienveillante. J’ai notamment apprécié les « discussions » à la fin de chaque chapitre car elles font état de cas concrets issus des séances de consultation de l’auteure.

« Parents bienveillants, enfants éveillés » de Laurence Dudek est disponible sur :